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Michel RIOCHE
"Les Echelettes"
F - 74380 Arthaz
Tél./Fax (0)4 50 36 02 16
E-Mail: Michel Rioche @wanadoo fr |
9 avril 1999 |
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à |
Monsieur Stéphane PAUL
Directeur
DRASS
107 rue Servient
69418 Lyon Cedex 03 |
Monsieur,
Concerne: Etats Généraux de la Santé - "Le progrès
médical" du 3 mars 1999
Je voudrais saluer l'excellente organisation de cette soirée qui a
permis à certains participants de s'exprimer. Il est certainement
difficile lors d'un tel forum de faire en sorte que toutes les questions
posées soient traitées. Les miennes ne l'ont pas été, mais vous avez
bien voulu promettre à la fin de la soirée qu'elles soient répondues
par écrit si vous receviez un courrier en ce sens.
Voici donc mes réflexions :
- Communication sur le forum. Dès que j'ai eu connaissance
de ces forums à venir, je me suis renseigné auprès des
DDASS de Lyon et d'Annecy pour avoir des informations. Ces services
n'étaient pas au courant. J'ai aussi contacté la Commission Santé
d'un parti politique qui elle non plus n'était pas informée. Je lis
régulièrement un journal local et je n'y ai vu aucune information
à ce sujet. Un ami de Lyon s'occupant de questions de santé
n'était pas non plus au courant. Il lit régulièrement le Progrès
de Lyon. C'est par hasard que j'ai reçu l'information d'une connaissance
de Clermont Ferrand. Peut-être y-a-t-il quelque chose à
revoir dans la communication au public, car on ne peut pas dire, comme
je l'ai entendu lors de la soirée, qu'uniquement ceux qui ne voulaient
pas savoir n'étaient pas au courant de la réunion.
- Dans vos imprimés "Les États Généraux de la Santé en Rhône
Alpes, Support d'un débat démocratique sur toutes les questions de
santé", vous mentionnez les membres du comité de pilotage régional.
Ceci fait penser que tous ont participé à l'élaboration de
ce forum. Je ne connais qu'une personne dans cette liste. Pourtant
cette dernière m'a assuré qu'elle avait décliné l'offre et
qu'elle n'avait participé à aucune réunion.
- Le constat. Beaucoup d'éléments peuvent être pris d'Acteurs
Magazine, numéro spécial États Généraux de la Santé. Tout en reconnaissant
d'immenses qualités au système actuel, les problèmes
qui le rongent risquent fort de le mettre en danger : des sommes énormes
- 12 000 francs par Français - investies en premier lieu pour des
soins, négligeant la prévention sans pour autant atteindre une efficacité
optimale.
Lors du forum on a bien parlé de prévention, mais de façon générale,
sans présenter de solutions concrètes. Il est tout à
fait évident que si rien n'est fait rapidement le système va
s'effondrer. Mon impression est d'être sur le Titanic avant
sa rencontre avec l'iceberg pendant qu'on discute bien sagement sur
la beauté du système, sans avoir vraiment l'intention de changer
quoi que ce soi. Donc à quoi bon se réunir et dépenser tout
cet argent, si c'est pour vouloir un statu quo ?
- Usurpation de langage. On parle de système de santé alors
qu'il est uniquement axé sur la maladie. Toutes les personnalités,
tant locales que nationales présentes à la réunion, étaient
toutes des médecins et des professeurs, à part un juriste,
un sociologue et un philosophe qui se sont peu exprimés. Ce sont donc
les personnes que nous allons voir quand nous sommes malades. Ils
ne font donc rien pour notre santé puisqu'ils interviennent quand
nous l'avons perdue. Malgré tout, ce sont elles que nous avons entendues.
- Manque de représentativité. Il est frappant de constater qu'il s'agissait
de personnalités de la médecine allopathique. Les autres disciplines
n'étaient pas représentées : homéopathes, naturopathes ou médecins
présentant de nouvelles thérapies, souvent en butte avec l'Ordre des
médecins. Si on veut revivifier le système actuel, il est important
de faire parler ces personnes. Or, elles n'étaient pas là.
- Progrès médical - recherche. On en a beaucoup parlé lors
de cette soirée. Mais de quel progrès s'agit-il ? On a beaucoup
parlé des progrès de la recherche devant amener la solution
aux maladies non encore maîtrisées. Pourquoi faire croire à
la validité de cette démarche quand on sait - et vous le dites vous-mêmes
- que la santé dépend de nombreux déterminants : facteurs alimentaires,
conditions de vie et de travail, environnement physique.
- Information. Là aussi, de quelle information parle-t-on ?
- L'information donnée par la médecine allopathique. Même dans
ce domaine, elle n'a pas été complète. Je n'ai pas entendu
parler des maladies iatrogènes et nosocomiales. Il est important
de savoir si les staphylocoques dorés sévissent dans tel ou tel hôpital.
Cela éviterait d'en ressortir plus mal que lorsqu'on est entré.
On a parlé des bienfaits des dépistages systématiques des cancers.
Des médecins prônent exactement le contraire. Pourquoi ne pas les
faire parler pour que chacun puisse se faire son opinion ?
On parle aussi beaucoup des bienfaits des campagnes de vaccination.
Des médecins insistent que les effets secondaires sont plus nocifs
que le mal qu'on veut prévenir. Il aurait été utile de les écouter
comme je l'ai fait dernièrement à Genève. Il
a fallu un fort battage pour qu'enfin ils soient entendus et qu'on
arrête la vaccination contre l'hépatite B.
On investit des sommes fantastiques dans la recherche sur le cancer.
Malgré tout, des millions de personnes de par le monde meurent de
cette maladie. Ceux qui s'en sortent sont mutilés, irradiés et intoxiqués
avec les méthodes actuelles.
De plus en plus de médecins disent que le cancer provient de problèmes
psychiques non maîtrisés. Il serait utile qu'ils soient entendus,
car cela pourrait soulager des millions de gens.
- J'ai lu différents ouvrages très intéressants sur les médecines
"alternatives". Elles remplissent un besoin dans la population
et mériteraient qu'on s'y intéresse officiellement au lieu de les
cataloguer de charlatanisme et de classer ses adhérents dans des sectes.
Voir le rapport scandaleux et inconscient de Monsieur Abgrall.
- Patient - citoyen responsable. Ne sont-ce pas là des paroles
vides de sens si ce dernier n'a pas le choix de sa thérapie et de
son médecin ? Peut-être pense-t-on qu'il doit être protégé
et qu'il n'a pas les moyens de juger ce qui est bon pour lui ? On
ne peut pas dire une chose et faire son contraire.
J'avais beaucoup de doutes avant ma venue à ce forum, mais ma
motivation était grande pour traiter de ce sujet important. Le fait
que mes questions directes aient été éludées m'a laissé perplexe.
La seule réponse indirecte aux questions posées ci-dessus a été celle
d'un médecin indiquant que sûrement le psychisme avait une importance
dans le déclenchement des maladies et sans doute du cancer, mais que
cela n'était pas prouvé.
S'il est important que les patients soient informés, il l'est encore
plus que les médecins le soient. En effet, il est maintenant prouvé
que le psychisme est déterminant dans l'origine des cancers. Des travaux
en ce sens viennent d'être vérifiés à l'université de Trnava
en Slovaquie.
Depuis à peu près 17 ans un médecin allemand, le Dr Hamer,
a démontré l'implication des chocs psychiques violents, vécus dans l'isolement,
dans la genèse des cancers. C'est révolutionnaire et mériterait
une attention et une vérification. En lieu et place, on lui a enlevé
le droit d'exercer, on l'a mis en prison et il a manqué être psychiatrisé
! La personne qui fait connaître la médecine du Dr Hamer en France a
été mise en examen il y a plus de 2 ½
ans. Elle y est toujours, bien que les preuves d'exercice illégal de
la médecine soient non fondées. Heureusement, les travaux du Dr Hamer
ont été reconnus par une université en Slovaquie. Malgré cela, les décideurs
médicaux ne s'intéressent toujours pas à cette découverte. La
réponse donnée par le médecin lors de cette soirée en est la preuve.
La vie de milliers de personnes étant en jeu, vous pourriez demander
qu'un organisme français demande communication de ces travaux et les
publient. Les sommes investies dans la recherche sur le cancer sont
énormes. En comparaison, les coûts d'une telle démarche sont négligeables,
mais inestimables.
Je vous remercie à l'avance de bien vouloir répondre aux différents
points soulevés ci-dessus et dans l'attente de votre réponse je vous
prie de croire, Monsieur, en l'expression de mes sentiments distingués.
Michel Rioche
Pièces Jointes :
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