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Le 28 novembre 1989, le ciel m'est tombé sur la tête, lorsque j'ai découvert,
recroquevillé sur le sol de sa cuisine, le corps de ma mère, que j'avais
ramenée chez elle l'avant-veille en pleine forme.
Devant ce tableau si inattendu, mon premier réflexe a été de la prendre dans
mes bras pour la porter sur son lit. Au contact de ce corps, dur, lourd et froid
comme le marbre, mon propre sang s'est glacé et tout ce qui m'entourait a semblé
disparaître. Je me suis sentie déconnectée du réel. J'étais enfermée dans un
cauchemar !
Bien qu'exécutant les gestes de la vie de tous les jours, je suis restée des
mois sans pouvoir parler de ce que j'avais vécu à ce moment là.
Aucun membre de ma famille n'a pu voir le corps de ma mère, mis en bière
rapidement car la mort remontait à 48 heures. J'ai donc porté seule tout
ce temps ce sentiment profond d'une grande déchirure. Ma mère m'avait
été arrachée.
A chaque fois que je voulais raconter la scène, ma gorge se nouait,
j'avais les larmes aux yeux, j'étais bloquée, je n'arrivais même pas à
pleurer et je revivais cette scène atroce nuit et jour, avec le remords
de n'avoir pas été là au moment crucial du départ de ma mère...
Et puis peu à peu le temps a fait son oeuvre, l'horreur de ce souvenir
a fini par s'estomper à force d'être ressassé.
Pendant tous ces mois où je n'existais plus, j'agissais comme un automate,
je me regardais sans me voir, jusqu'au jour où de mon sein droit s'est
mis à couler un liquide brun, c'était en décembre 1990.
Une fatigue extrême m'anéantissait. En me levant le matin, je me demandais
comment je viendrais à bout de la journée qui commençait, et si l'image
de ma mère morte s'estompait, un autre cauchemar se dessinait, celui
de ne pas pouvoir faire face à l'éducation de mon fils qui avait alors
4 ans.
D'un tempérament plutôt combatif, j'ai lutté pendant des années, contre la
fatigue, contre les médecins, leurs analyses, leur ignorance, leur désarroi
devant cette maladie qu'à l'évidence ils ne comprenaient pas.
Elevée dès ma plus tendre enfance de manière saine et naturelle,
sans médecins, sans peur de la maladie, je n'avais pas ancré en moi le mythe
du "DOCTEUR" qui sait tout, de la "SCIENCE" qui peut tout.
L'adage familial était : "Quand on veut on peut", et de cela je n'ai
jamais douté. Devant l'évolution de ce cancer qui peu à peu rongeait
visiblement mon sein, je n'ai jamais eu vraiment "peur". J'avais l'intuition
profonde que j'allais m'en sortir, je ne savais pas comment, mais c'était une
certitude, et elle m'a porté pendant ces années de recherche, m'empêchant
de sombrer dans le désespoir.
Peu à peu j'ai refait surface, avec des hauts et des bas. Suivie par
un homéopathe qui me donnait des traitements "naturels !", refusant
opération, prothèse, chimiothérapie ou autre, j'ai assumé ce sein difforme
comme l'étendard de ma volonté de guérir.
En 1993, j'ai cessé de voir médecins ou thérapeutes en tous genres. J'avais
eu connaissance d'un fascicule "Genèse du cancer", du Dr Hamer.
Cela a été comme une illumination devant la logique de sa démonstration, qui
correspondait si bien à ce que je ressentais.
Mais livrée à moi-même, ignorant que quelqu'un était capable de
me diriger vers cette Médecine Nouvelle, cela restait un soutien flou, un espoir
endormi au fond de moi.
J'ai commencé à croire en moi. J'avais retrouvé une certaine forme,
mais j'avais toujours cette épée de Damoclès suspendue au-dessus de moi.
Je sentais que je pouvais guérir, mais c'était plus une intuition, qu'une certitude.
J'avais encore beaucoup de moments de fatigue, de flou et ce sein "moche"
que je regardais en détail chaque jour de peur que... Les certitudes sont parfois
éphémères ; il suffit de peu de choses pour retomber au fond du trou.
En 1995, de retour de vacances qui avaient été pour moi un grand bonheur, j'ai
commencé à ressentir des douleurs dans les côtes et la colonne
vertébrale. J'ai d'abord cru qu'une valise trop lourde en était la cause.
Peu à peu le mal empirait, accompagné d'un essoufflement qui
progressait de manière angoissante, des ganglions à la
base du cou comme des oeufs de caille, et d'une boule au sein gauche.
C'est alors qu'arriva ce que je redoutais par-dessus tout. Il fallait retourner
chez un médecin, car je ne pouvais plus respirer. Chaque marche d'escalier me
mettait au bord de l'asphyxie, soutenir une conversation devenait un vrai "pensum".
Je dormais assise et ne pouvais plus rien avaler depuis des semaines, j'étais
tombée de 56 Kg à 48 Kg.
L'avis du médecin que je vis alors a été de faire faire d'urgence une ponction
pleurale qui me permettrait de respirer un peu mieux.
Entrée en clinique pour une ponction, j'en ressortais avec un arsenal d'examens
en tout genre et un verdict: "FOUTUE". Avec comme seul avenir : chimiothérapie
palliative... (Jusqu'à ce que mort s'en suive, cette petite phrase n'est
pas marquée sur le papier, mais je l'ai lu dans les yeux des médecins et des
infirmières que j'avais consultés alors).

C'est à ce moment-là que le "miracle" se produit, nous
avons retrouvé l'adresse de l'Association "ASAC" de Chambéry. C'est
Andrée Sixt qui nous a répondu au téléphone, et sans m'avoir jamais rencontrée,
elle a simplement dit à mon mari: "D'après les symptômes
que vous me décrivez, votre épouse n'est pas en train de mourir mais plutôt
en train de guérir...".
Aussitôt sortie de la clinique, j'ai voulu rencontrer Andrée. Portée par l'espoir,
si faible que j'étais, c'est couchée dans la voiture que je me rendais à
Chambéry, avec mon mari.
Andrée nos a reçus pendant quatre heures. Nous avons ensemble mis à
plat tous les conflits dont découlaient "mes cancers". Tout était
si simple et logique.
Je n'avais plus qu'une chose à faire : rentrer chez moi et me reposer,
laisser mon corps faire le travail. Thérapie ? Glace sur la tête, boire
le moins possible, cataplasmes d'argile sur les os douloureux, se reposer, avoir
confiance "pas de panique", bien dormir, bien manger. J'avais réalisé
que mon organisme avait tout pour se reconstruire. Ce sont des choses simples
qui convenaient parfaitement à ce que je ressentais ; je sortais de la
spirale fatidique de la maladie et de la peur, de la médecine officielle.
En sortant de chez Andrée, j'avais une tonne de moins sur les épaules, l'avenir
redevenait souriant. Moi qui n'avais pratiquement rien avalé depuis des semaines,
j'ai eu envie d'une énorme choucroute d'un demi-litre que nous sommes allés
déguster à Annecy. Tout s'est bien passé !!
J'ai suivi, je dois dire, les informations d'Andrée à la lettre. Pendant
un mois, je n'ai pas mis le pied à terre. Entourée de soins, d'amour
et de joie, je me suis imprégnée pendant des heures où je ne dormais
pas, de tous les livres du Dr Hamer que j'avais ramenés de Chambéry.
Andrée à l'écoute, jour et nuit, des personnes souffrantes, me rassurait
lorsqu'une douleur un peu vive ramenait l'angoisse, jamais le doute.
Je puisais dans sa formidable connaissance de la Médecine Nouvelle, une force
qui ne m'a jamais quittée. Depuis, je n'ai jamais douté car pour moi tout concordait,
c'était "là" la vérité.
L'année suivant ce "Miracle", j'ai eu souvent des récidives osseuses
: mal dans les côtes et essoufflement. J'arrivais plus ou moins à
gérer ces crises passagères, mais c'était lassant et éprouvant
à cause de la fatigue que cela engendrait. Andrée m'a laissé
le temps de consolider ma guérison et un jour m'a expliqué que la dévalorisation
venait de ces seins que je trouvais affreux et que je scrutais tous
les jours. Il vaudrait mieux les enlever plutôt que de continuer à
faire de la dévalorisation et le conflit de souillure : le mélanome,
car c'était pour moi insupportable, moi qui était une danseuse de me
voir dans cet état. Biologiquement, je ne le supportais plus.
Ce vaste programme m'obligeait à retourner dans les mains de la médecine
officielle. Il a fallut trouver le chirurgien acceptant de faire cette grosse
intervention à mes conditions, à savoir sans traitement annexe,
sans curage ganglionnaire, sans reconstruction.
C'est maintenant chose faite, grâce à deux chirurgiens qui ont pris
le temps de comprendre ma démarche et de l'accepter. Ce n'est pas si courant
et de tout coeur à eux aussi je dis merci.
Tout s'est passé dans des conditions que l'on pourrait appeler idéales ; un
environnement hospitalier humain et compétent, une gentillesse et une efficacité
rares. Malgré tout, je ne peux m'empêcher de regretter de n'avoir connu
la Médecine Nouvelle dès le début de ma maladie, car je reste une amputée
de la féminité et ce n'est que grâce à l'amour, la compréhension et le
soutien de mon mari que j'ai pu passer ce cap difficile qui aurait pu me replonger
dans un autre conflit.
La Médecine Nouvelle du Dr Hamer fonctionne très bien. Je suis là,
bien vivante aujourd'hui, parmi d'autres pour le prouver.
Pour guérir, il faut être logique. On ne peut pas associer un peu de
Médecine Nouvelle avec un tas d'autres pratiques plus ou moins déviantes, sans
en abolir la quintessence.
On a compris cette médecine dans la sérénité nécessaire à son accomplissement,
le malade a besoin d'être entouré de la compétence d'un médecin qui connaît
bien la Médecine Nouvelle, un médecin rempli de chaleur humaine, de compréhension,
d'amour, de disponibilité. Il faut que son entourage familier le soutienne et
l'encourage dans sa démarche. Il faut que tout soit organisé autour de lui pour
lui donner calme, confiance, et patience. Il doit sentir que chacun croit à
sa guérison et a envie qu'il guérisse !
J'ai eu cette chance, c'est pourquoi aussi je suis là. Grâce à
ceux qui m'aiment et ont porté pendant tout ce temps un fardeau bien lourd.
Merci à tous. Merci cher Dr Hamer, j'avais tellement envie de vous rencontrer
pour vous remercier d'être en vie.
Nous devons tous soutenir Andrée et le Dr Hamer dans leur combat qui est uniquement
pour le bien des malades. Quand on a souffert et quand on souffre, on comprend
l'urgence qu'il y a de créer des centres de Médecine Nouvelle. Merci à
l'Université de Bratislava qui nous donne beaucoup d'espoir et souhaitons qu'il
y ait bientôt un centre de la Médecine Nouvelle à Bratislava et qu'il
s'en crée un peu partout dans le monde.
Catherine R.
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